Revigorée par le discours de Mario Draghi la semaine passée, le président de la BCE affichant un profond soutien à la monnaie unique, la parité euro/dollar s’est appréciée de 1,80 % frôlant son niveau de 1,2400. Dans le même temps la nouvelle ferveur entourant l’euro était largement motivée par l’apparente cohésion du couple franco-allemand en matière de stratégie de sortie de crise européenne. En effet François Hollande et Angela Merkel semblent faire front commun et se disent prêts à tout pour défendre l’intégrité de la zone européenne.
Pourtant ce matin les cambistes attendaient une donnée macro-économique importante à savoir l’indice de confiance des chefs d’entreprise et des consommateurs de la zone euro. C’est dans un marché tendu ce matin que la nouvelle a été accueillie, l’indice enregistrant une baisse pour le quatrième mois consécutif à 87,9 points, son plus bas depuis trois ans. Le marché a alors immédiatement sanctionné l’euro, ce dernier se dépréciant de 0,60 % face au dollar à 15:30.
Cet indicateur traduit une confiance de plus en plus faible des consommateurs et des chefs d’entreprise en la capacité de l’union monétaire de se remettre de la crise à court terme et fait craindre une récession plus profonde. De son côté, l’Allemagne encore épargnée par les effets de la crise se sent de plus en plus menacée par l’effet domino de la dette européenne. Il appartiendra donc aux hautes instances européennes et aux responsables politiques d’agir avec fermeté pour redresser la situation.
De son côté le président de l’euro groupe Jean-Claude Juncker, se dit prêt à agir en collaboration avec la BCE afin d’activer le fonds européen de secours pour lui permettre de racheter de la dette d’État.





